Passeport professionnel
Le passeport professionnel est un outil clé pour valoriser les expériences des étudiants et renforcer leur parcours de formation.
Faut-il un passeport professionnel ? Quel intérêt ?
Le référentiel ne spécifie pas l’obligation de posséder un passeport professionnel, cependant, celui-ci offre de nombreux avantages.
Les avantages du passeport professionnel
Le principal avantage d’un passeport professionnel est pour l’étudiant lui-même. Ce dernier peut y consigner l’ensemble de ses expériences professionnelles. Cela peut l’aider à mettre en valeur son parcours lors de futures recrutes ou dans la rédaction d’un CV. En somme, le passeport joue le rôle d’un « journal intime professionnel » pour l’étudiant.
Ensuite, sur le plan de la formation, une pédagogie centrée sur des situations de travail et des activités nécessite de conserver des « traces » de ces expériences, afin de pouvoir y revenir et d’engager un travail de réflexion avec les étudiants. De plus, le passeport encourage les étudiants à « écrire et décrire » leurs activités, développant ainsi leur « muscle rédactionnel ». Il est conseillé de faire évoluer leurs descriptions tout au long de la formation et d’enrichir leur vocabulaire.
Enfin, ce document peut également être utilisé pour l’évaluation formative ainsi que pour l’évaluation certificative à la fin du parcours (voir l’épreuve E4).
La terminologie du passeport professionnel
Il est vrai que l’expression « passeport professionnel » n’apparaît plus dans le référentiel. On parle désormais de Folios, livrets de pro ou passeport pro. Cependant, le principe reste le même : conserver des traces d’activité pour pouvoir y revenir.
Le passeport professionnel est avant tout un outil de formation, favorisant la réflexivité et permettant de rédiger des fiches qui seront utilisées ultérieurement pour la certification. Il est donc important de ne pas restreindre l’utilisation du passeport à la certification.
Les écueils à éviter par les enseignants
Il est crucial que la description des situations ne soit pas imposée comme un exercice par les enseignants. Cela doit avant tout être un travail réalisé par et pour l’étudiant. Les descriptions professionnelles ne doivent pas être systématiquement « corrigées » pour atteindre une forme parfaite. Il faut également éviter d’utiliser le passeport pour contrôler la classe. De plus, celui-ci ne doit pas être perçu par les étudiants comme une simple « formalité à remplir », mais plutôt comme un outil d’apprentissage.
Quelle forme peut prendre le passeport professionnel ?
Le passeport professionnel peut prendre la forme d’un document imprimé, constitué d’une série de fiches. Toutefois, une version numérique via une application web offre plusieurs avantages, notamment :
- La possibilité de développer l’alternance pédagogique, permettant aux étudiants de saisir des situations professionnelles où qu’ils soient (entreprise, stage, atelier, etc.). Les tuteurs et enseignants peuvent ainsi accéder aux informations et échanger sur des bases objectives.
- Pour l’étudiant, il est plus simple de revenir sur les descriptions des situations.
- Pour les enseignants, cela permet de mieux piloter et individualiser la formation selon les activités recensées par chaque étudiant.
- Évolution de l’évaluation formative.
Applications recommandées
CANOPE développe l’application C PRO (anciennement CERISE PRO), largement populaire dans d’autres BTS, et en cours d’adaptation pour le BTS NDRC. Il existe également d’autres applications de type portfolio de compétences. L’intérêt de ces solutions est de permettre un travail à distance dans de multiples configurations, tout en permettant à l’équipe pédagogique d’accéder aux situations professionnelles des étudiants et de participer activement à leur professionnalisation.
Enfin, d’autres formes d’organisation digitale, telles que des réseaux sociaux ou des blogs, peuvent aussi servir à collecter et partager ces traces d’activités.
